Inondations, black-out, cyberattaques,… Safe.brussels met à jour l’analyse de risques en Région bruxelloise
20.04.2026Safe.brussels dévoile aujourd’hui la version actualisée de son analyse des risques pour la Région de Bruxelles-Capitale. Fruit d’une large collaboration impliquant 21 organisations régionales et fédérales, cette analyse identifie les risques les plus probables et les plus impactants, tout en les confrontant à la perception qu’en ont les citoyens. Un outil précieux, pour agir face aux risques et se préparer à réagir en cas d’incident.
Boris Dilliès, Ministre-président de la région de Bruxelles-Capitale « Connaitre les risques, c’est le premier pas pour s’y préparer et mieux réagir quand une urgence arrive. Cette analyse, qui a été menée avec 21 organisations, nous aide à anticiper les défis et à rendre la Région plus sûre. »
Connaître les risques pour s’y préparer
Territoire fortement urbanisé, densément peuplé et au cœur des activités politiques, économiques et internationales de notre pays, la Région bruxelloise fait face à une diversité de risques liés à ses caractéristiques. L’analyse distingue quatre grandes catégories.
- Risques naturels : vagues de chaleur, tempêtes, inondations et vagues de froid. Le dérèglement climatique accentue la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes.
- Risques économiques et technologiques : les risques mis en avant concernent les incendies d’immeubles de grande hauteur, les incidents dans les infrastructures de transport public, les incidents impliquant des substances dangereuses ou les dommages aux infrastructures énergétiques.
- Risques sanitaires : le risque d’épidémie ou de pandémie reste un point d’attention, c’est le cas également pour les pics de pollution et les maladies à prévention vaccinale. Les maladies vectorielles gagnent en importance sous l’effet du changement climatique.
- Risques malveillants : les menaces principales incluent cyberattaques, sabotages d’infrastructures, attaques contre des cibles vulnérables ou perturbations volontaires de services essentiels.
Une analyse indispensable à l’action publique
Sophie Lavaux, Gouverneur pour la Gestion de crise en Région bruxelloise, explique : « Toute société est confrontée à des risques et notre métier est de s’y préparer. Pour gérer les risques, il faut d’abord les connaître. Cette analyse, coordonnée et préparée par les équipes de safe.brussels, doit servir de boussole aux acteurs en Région bruxelloise afin d’anticiper les scénarios les plus dommageables et de se préparer à agir efficacement en cas d’incident. »
L’analyse de risques constitue à la fois un état des lieux objectif et un outil de décision. Elle permet de guider :
- Les actions pour limiter les risques ou leurs conséquences ;
- La priorisation et l’élaboration des plans d’urgence ;
- La sensibilisation et la préparation de la population.
Une expertise collective
Cette analyse de risques repose sur une collaboration étroite entre 30 experts issus de 21 organisations régionales et fédérales, incluant services de secours et de sécurité, administrations, opérateurs d’infrastructures critiques et institutions scientifiques… Au total, les experts ont évalué 42 risques selon :
- Leur probabilité de survenir dans les années à venir ;
- Leur impact potentiel, tant humain que sociétal.
Les citoyens sont aussi des acteurs de la gestion de crise
L’Observatoire de safe.brussels a, parallèlement à cette analyse, interrogé des habitants et navetteurs en Région bruxelloise sur leur perception des risques, au cours de l’Enquête Régionale de Sécurité 2025.
Pour la première fois, la perception des citoyens a pu être comparée avec l’évaluation des experts. Si certains risques sont bien identifiés (cybercriminalité, événements climatiques), d’autres restent sous-estimés, en ce qui concerne les inondations, les coupures d’électricité à grande échelle et les pandémies. Ces enseignements permettront notamment d’orienter les futures campagnes de sensibilisation.
Face aux risques, les citoyens ont aussi un rôle à jouer. Safe.brussels invite tous les bruxelloises et bruxellois à :
- S’informer sur les risques et les actions qu’ils peuvent entreprendre préventivement pour en limiter les impacts ;
- Connaître et suivre les canaux d’information des autorités et services de secours ;
- S’inscrire à BE-Alert ;
- Adopter les bons réflexes en cas d’incident ;
- Participer à BRU response et rejoindre la réserve citoyenne de leur commune.
Et maintenant ?
Les résultats de cette analyse alimenteront directement les priorités de planification d’urgence pour les années à venir. Une communication grand public sera également développée afin de partager les principaux enseignements et renforcer la résilience collective.
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