Retour sur le message BE-Alert de vendredi 26 juin
02.07.2026Vous avez été nombreux à nous poser des questions sur le message BE-Alert envoyé vendredi dernier. Voici quelques éléments de réponses.
Pourquoi un message BE-Alert a été envoyé le vendredi ?
Tout au long de la semaine, les différentes autorités du pays et de la Région bruxelloise ont communiqué sur les gestes à adopter pour se protéger des fortes chaleurs. Vendredi était le pic de la canicule. Les services de secours et les services hospitaliers faisaient état d’une situation difficile. En effet, le nombre d’appels d’urgence ainsi que le nombre de leurs interventions était en forte augmentation.
Nous étions par ailleurs à la veille du week-end : de petits et grands événements étaient prévus, tout comme des déplacements familiaux en voiture et transports publics vers des zones de fraîcheur sur le territoire de la Région ou en dehors.
En tenant compte de l’évolution de la situation, l’ensemble des acteurs publics (autorités publiques, services de secours et de santé, etc.) de la Région ont évalué qu’il était nécessaire de mener de actions de sensibilisation supplémentaires.
Vendredi passé, safe.brussels a donc diffusé un communiqué rappelant les mesures prises et les recommandations. Ce communiqué a été largement repartagé par la presse et via les réseaux sociaux. Les principales recommandations ont été diffusées via les panneaux électroniques de la STIB et de Bruxelles Mobilité pour rappeler aux navetteurs de ne pas oublier d’emporter de l’eau avec eux afin de pouvoir faire face à d’éventuels embouteillages. Enfin un message BE-Alert a été envoyé.
L’objectif était donc de renforcer la sensibilisation au moment le plus critique.
Que contenait ce message ?
Ce message rappelait la recommandation de limiter les activités physiques afin d’éviter une saturation des services de secours. L’autre recommandation concernait les déplacements et le fait de prendre de l’eau avec soi (pour ne pas se retrouver bloqué sans eau que ce soit dans un embouteillage ou dans un train en panne). Enfin, le message renvoyait vers le site web de safe.brussels qui reprenait plus de conseils et d’information.
Qui a reçu ce message BE-Alert ?
Safe.brussels a demandé aux opérateurs téléphoniques de transmettre le message à toutes les cartes SIM connectées à un de leurs mats de transmissions localisés sur le territoire de la Région. Le message a également été transmis à toute personne ayant inscrit une adresse bruxelloise sur le site be-alert.be. Vendredi, au moment de l’envoi du message, cela a concerné environs 1,5 millions de personne.
Pourquoi ai-je reçu le message en néerlandais et en français ?
Car la Région de Bruxelles-Capitale est une région bilingue, toutes les communications officielles doivent être réalisées (a minima) dans ces 2 langues. Pour des raisons techniques mais également des raisons de protection de la vie privée, il n’est pas possible de déterminer si une carte SIM appartient à un utilisateur francophone ou néerlandophone.
En ce qui concerne les personnes inscrites, la plateforme BE-Alert ne permet pas non plus de limiter l’envoi à leur langue d’utilisateur.
Pourquoi ai-je reçu le message en plusieurs exemplaires ?
Les personnes ayant reçu le message en plusieurs exemplaires, sont celles qui ont inscrit une (ou plusieurs) adresses bruxelloises sur la plateforme be-alert.be
Le message a été envoyé tant aux personnes présentes sur le territoire de la Région (au moment du lancement de la campagne d’envoi) qu’aux personnes inscrites. Les personnes se trouvant sur le territoire bruxellois au moment de l’envoi et inscrites à BE-Alert l’ont dès lors reçu plusieurs fois.
Actuellement, BE-Alert ne permet pas d’éviter certains doublons. Pour des raisons de protection de la vie privée, les autorités n’ont aucune vue sur les numéros recevant un message d’alerte géolocalisé.
Pourquoi avoir envoyé tant aux personnes présentes qu’aux personnes inscrites ?
Nous voulions nous assurer que les personnes inscrites reçoivent le message même si elles ne se trouvaient pas sur le territoire régional au moment de l’envoi du message. Par exemple : un habitant de la Région qui travaille hors de Bruxelles au moment de l’envoi du message, un navetteur en télétravail ayant inscrit l’adresse de son lieu de travail à Bruxelles, un citoyen habitant en dehors de la Région mais ayant inscrit l’adresse d’un proche plus fragile résidant à Bruxelles, etc.
Pourquoi avoir utilisé un langage télégraphique/sms ?
Pour éviter de surcharger le réseau téléphonique, les messages BE-Alert géolocalisés sont limités à 160 caractères. Certains caractères spéciaux ne sont pas non plus utilisables. L’utilisation d’abréviation n’est pas conseillée pour que le message soit compréhensible par le plus grand nombre. Malgré ces contraintes, le message doit contenir plusieurs informations importantes : pour quel risque le message est envoyé, quelle zone est concernée, quelles sont les recommandations, où trouver plus d’information. Cela entraîne inévitablement un texte brut allant à l’essentiel.
D’autres questions ?
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